Café Rencontre exceptionnel mai 2019

Café Rencontre exceptionnel mai 2019

Compte rendu du café rencontre spécial du mois de mai 2019, rencontre avec un consultant.

A lire impérativement, bonne lecture.

Des idées qui mettent à l’aise 

Un recruteur, un mec comme un autre 😊 : leur vie professionnelle peut avoir été tout, sauf un long fleuve tranquille :

J’ai vécu moi aussides périodes de flottement, pendant lesquelles je ne savais plus ce que je voulais faire vraiment.

J’avais des tonnes de freins internes, et l’accompagnement a été bénéfique.

On fonctionne par déclic ! A un moment, j’ai compris que je n’étais pas fait pour tel poste, et qu’il ne me sert à rien de me battre contre cela. C’est un moment d’acceptation, qui a été hyper important pour avancer.

A un moment, pour me relancer, j’ai repris un poste moins payé et reconnu. En fait, ça a été génial, ça m’a permis de créer beaucoup de nouvelles relations et de m’aider à créer mon projet (ce que j’aimais, ce que je n’aimais pas)

Ça s’est fait petit à petit… C’était moi qui faisais la démarche d’avancer…

Faut savoir aussi dire « non, merci » à des propositions qui ne nous conviennent pas.

Pendant le processus de recrutement, le recruteur stresse aussi 😊 :

Pendant l’entretien le recruteur se dit : « Est-ce que ce candidat répond aux attentes de mon client (= l’entreprise qui me mandate) ? Et si non, peut-être peut-il correspondre aux besoins d’une autre entreprise, je dois y être attentif. Pas question de passer à côté d’un bon candidat ! »

Et le stress est pire encore pour le responsable RH au sein de l’entreprise, qui est en direct !
 

L’essentiel : le projet professionnel ! C’est vous qui nous dites ce que vous voulez faire de votre vie !

 Etre clair et précis sur son projet professionnel :

Qu’est-ce que je veux, qu’est-ce que je recherche précisément ?

Choisir : ne pas être sur plusieurs projets. Donnez-vous la liberté de revenir sur des choix si nécessaire.

Êtrecohérent avec ses envies ; analyser le « fil rouge » de son parcours.

Être pragmatique aussi, au regard de la réalité.

Ne pas se décrédibiliser et décrédibiliser la recherche d’emploi en postulant à tout, tout le temps.

Le CV : entre 3 et 9 secondes pour le parcourir et décider !

Essentiel : titre (pas trop de mots et des mots « reconnaissables ») et mots clefs que l’on veut faire ressortir (mettre en gras). Faire flasher sur des mots clefs !

Le recruteur se demande : Est-ce que ce CV répond à un besoin ou pas ? Si c’est « oui » ou « peut-être », il téléphone au candidat.

Le CV doit être le reflet du projet professionnel.

Parcours professionnel : les contenus des fonctions (car les titres varient d’une entreprise à l’autre).
Petites expériences insignifiantes de 2 à 3 mois (éventuellement soldées par un échec) : ne pas les noter.
 
Graphisme : c’est votre CV, il faut qu’il vous ressemble ! Pas lourd, ni trop exubérant (être sobre, sauf dans le secteur de la com’).
Hobbies, centres d’intérêts : seulement s’ils sont en lien avec la fonction, qu’ils disent quelque chose de spécifique de vous.

L’entretien : le préparer activement

Attitude générale : être « droit » dans ses bottes, à l’aise dans ses baskets !

Être sincère, authentique. Le mensonge crée de la déception.

Chaque recruteur pose ses propres questions : les écouter attentivement et y répondre (ex : Votre vie professionnelle chronologiquement ? Votre dernière expérience professionnelle ? D’où venez-vous, où en êtes-vous, qu’avez-vous envie de faire maintenant ?)

Périodes d’inactivé : C’est VOTRE perception de ces périodes qui fera la perception du recruteur (votre façon d’en parler, de les présenter, votre ton de voix…). Si on considère que c’est une faiblesse, ce sera perçu comme tel ; si on considère que c’est une période difficile mais qu’on en a appris quelque chose, ce sera ok.
Le recruteur a vécu probablement lui aussi des périodes d’échec, de doutes…

Ne pas mentir, mais ne pas tout dire, et expliquer en quoi ce « trou » a pu être bénéfique (ce qu’il vous a apporté). Ex : On m’a licencié pour raison économique, et j’ai eu du mal à m’en remettre. Puis progressivement etc… ; J’ai fait un burnout, et j’ai appris de cette expérience, et je me relance, je souhaite que ce poste me permette de… ; Je me suis fait licencier : j’ai une part de responsabilités et l’entreprise également, je me suis fait accompagner pour prendre du recul et j’ai compris ceci, même si cela n’a pas été facile ; je me suis formé…
Ecrire pour soi, sur cette période pour libérer : comment j’ai envie de parler de ce moment ? Mes colères, mes tristesses et mes peurs vont petit à petit s’ex-primer (= sortir de moi), et progressivement des perceptions positives sont surgir, des prises de conscience, des découvertes…. Donc, écrivez !

Le bassin de fouille d’un recruteur : LINKEDIN, principal outil

1er contact = le consultant téléphone.

4 questions : Etes-vous toujours en recherche ? Disponible ? Mobile ? Niveau de rémunération ?
=> Donc être prêt à répondre !

2ème étape, très important = entretien (+- 1h) : Parlez-moi de vous, qu’avez-vous à proposer ? =>Être clair sur son projet. Le consultant va analyser : est-ce que vous convenez pour ce poste, ou alors pour un autre poste possible. Être le plus naturel possible ! + On parle du poste.

Y mettre votre valeur ajoutée - Profil et projet professionnel précis, c’est votre meilleure arme !
Le titre = la fonction visée = le projet pro.

Des recommandations qui ont du sens au regard du projet pro.

Importance des mots : ex : ouvert à des opportunités… (au lieu de « en recherche »).
 
Le consultant recruteur n’est pas un coach !

Un recruteur sent quand le candidat n’est pas à l’aise pendant l’entretien.C’est à vous de vous préparer à l’entretien et à le débriefer.

Ne pas hésiter à se faire accompagner dans cette préparation si besoin.
Beaucoup de recruteurs sont attentifs à donner un feed back aux candidats (ex : inviter à s’entrainer davantage pour l’entretien, mettre en évidence des qualités, …), à proposer d’autres postes ouverts, à accompagner pendant le processus de recrutement. Prendre soin des candidats, c’est prendre soin de nos clients.
S’il n’en donne pas, demander le feed back : vous devez savoir pourquoi vous n’êtes pas retenu. Le recruteur vous dira ce qu’il peut vous dire.

L’âge

Elaborer le bon projet, fondé sur « j’apporte une expérience ».

Plus généralement, être qualifié facilite le retour à l’emploi après 50 ans (le chômage + 50 ans concerne plutôt les personnes non-qualifiées).

Porte d’entrée possible = des missions.

Faire des candidatures spontanées auprès des cabinets de recrutement.
Rémunérations : ne pas se dévaloriser, ne pas dire : « Je suis vieux, je suis en promo ! ». Trouver le juste milieu et expliquer notre point de vue sur nos attentes salariales (ex : mon dernier salaire était tel, mais mes charges ont diminué et je peux accepter un peu moins, ce que je veux c’est faire ça ! »).

J’ai retrouvé du boulot, quand j’ai compris qu’il faut semer inlassablement : répondre aux annonces, créer du réseau… On a tendance à vite se réjouir, mais cela ne suffit pas : il faut continuer à semer.

Cet événement se termine le mardi 10 décembre 2019, 11h30
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